Depuis 1970, l'histoire d'une joyeuse aventure
 


1970 : Bernard et Myriam ont 26 et 22 ans. Lui, sort des bancs de la Faculté de Théologie Protestante de Paris. L'Eglise Réformée accepte que le jeune couple expérimente pendant un an un projet, qui leur tient à cœur, «d'accueil et de loisirs, ouvert à tous, autour d'une petite équipe communautaire, en référence à Jésus-Christ».

 


 

La paroisse de Fives-Lille, dont Bernard est originaire, prête gratuitement sa colonie de vacances, près de Compiègne dans l'Oise, au hameau nommé «Caulmont». Inutilisée dix mois par an, la propriété devient le berceau de l'aventure. La «communauté de Caulmont» association 1901, vouée à l'accueil fait ses premiers pas.

Une année se passe et l'expérience est renouvelée ... à condition de laisser la maison chaque été en juillet et août pour les colos de la paroisse propriétaire. Pendant 5 ans, fin juin, l'équipe plie bagage pour deux mois de vacances obligées et se réinstalle en septembre. C'est le temps de la joyeuse précarité.

1974, la Communion de Caulmont est créée. Association cultuelle de loi 1905, elle rassemble les premiers «équipiers» protestants et catholiques. Ils ne vivent pas sur place, mais s'engagent dans une démarche œcuménique à faire vivre Caulmont, et à en vivre.

L'accompagnement financier de l'Eglise s'arrête. L'expérience s'avère suffisamment concluante pour que soit envisagée une «installation» durable. Pour cela, il faudrait un toit permanent, douze mois par an, et qui serait aménageable en fonction des besoins. C'est le début de la recherche d'un domaine, assez vaste, et surtout des finances pour le louer ou l'acquérir.

1976 : grâce aux amis, regroupés au sein d'une S.C.I. (société civile immobilière) fondée pour la circonstance, c'est l'achat de la propriété de Froberville à une association de l'Eglise Réformée du Havre, pour une bouchée de pain, fraternelle. Caulmont débarque en Normandie. Une nouvelle aventure commence. Avec pendant quelques années, moult chantiers et le concours de nombreux bénévoles, ouvriers et donateurs, pour aménager, transformer et adapter le vaste domaine à ses nouvelles fonctions.

     

L' équipe communautaire des résidents, appelés aussi compagnons, se renouvelle et se modifie. Elle compte, de 4 à 7 adultes, avec leurs 5 à 11 enfants. Catholiques et protestants, ils choisissent de vivre quelques années sur place, donnant corps à l'accueil et à la prière.
 
Au fil du temps, l'équipe, avec célibataires, couples ou familles, jeunes ou personnes d'âge mûr, adopte des styles de vies différents. La vie commune se cherche, se construit ou se défait autour de l'accueil et de la prière.

1984, après dialogues avec l'église catholique et l'évêque du lieu, Caulmont accueille la petite communauté des religieuses bénédictines hospitalières de Fécamp, trop âgées pour rester autonomes. Elles habiteront le premier étage de la maison. C'est l'époque «des sœurs bénédictines», pour lesquelles l'ascenseur fut construit.

A cette période, il y aura, avec elles, jusqu'à 22 résidents âgés de 2 à 85 ans. Tout le monde étant logé sur place, il ne reste plus alors que quelques chambres disponibles pour l'accueil.
     

Avec le départ des sœurs, aujourd'hui décédées, et de plusieurs résidents, l'équipe se restreint, mais la maison retrouve une capacité d'accueil importante. Une vingtaine de chambres permettent désormais un accueil de 50 personnes.
 
Et le retour des groupes. Sous l'impulsion des responsables, l'accueil se développe et se diversifie. Grâce au nombreux amis, de grands projets sont mis en œuvre pour adapter la vieille demeure aux normes de sécurité actuelles et aux demandes de l'accueil contemporain. 
     


L' équipe résidente, la communion, composée d'une centaine de famille, et les responsables comptent sur tous les amis pour que l'aventure rebondisse en ce troisième millénaire .

 

Le 24 mai 2005, un incendie détruit l'hôtellerie de Froberville et stoppe l'activité d'accueil à Froberville. C'est le temps du doute. Septembre 2007 : au sortir des deux années de cendres, Caulmont s'implante en Ardèche : c'est le temps du grand rebond !