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La paroisse de Fives-Lille, dont Bernard est originaire, prête gratuitement sa colonie de vacances, près de Compiègne dans l'Oise, au hameau nommé «Caulmont». Inutilisée dix mois par an, la propriété devient le berceau de l'aventure. La «communauté de Caulmont» association 1901, vouée à l'accueil fait ses premiers pas. Une
année se passe et l'expérience est renouvelée ...
à condition de laisser la maison chaque été en juillet
et août pour les colos de la paroisse propriétaire. Pendant
5 ans, fin juin, l'équipe plie bagage pour deux mois de vacances
obligées et se réinstalle en septembre. C'est le temps de
la joyeuse précarité. 1974,
la Communion de Caulmont est créée. Association cultuelle
de loi 1905, elle rassemble les premiers «équipiers»
protestants et catholiques. Ils ne vivent pas sur place, mais s'engagent
dans une démarche cuménique à faire vivre Caulmont,
et à en vivre. 1976 : grâce aux amis, regroupés au sein d'une S.C.I. (société civile immobilière) fondée pour la circonstance, c'est l'achat de la propriété de Froberville à une association de l'Eglise Réformée du Havre, pour une bouchée de pain, fraternelle. Caulmont débarque en Normandie. Une nouvelle aventure commence. Avec pendant quelques années, moult chantiers et le concours de nombreux bénévoles, ouvriers et donateurs, pour aménager, transformer et adapter le vaste domaine à ses nouvelles fonctions. |
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L' équipe communautaire des résidents, appelés aussi compagnons, se renouvelle et se modifie. Elle compte, de 4 à 7 adultes, avec leurs 5 à 11 enfants. Catholiques et protestants, ils choisissent de vivre quelques années sur place, donnant corps à l'accueil et à la prière. |
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fil du temps, l'équipe, avec célibataires, couples ou familles,
jeunes ou personnes d'âge mûr, adopte des styles de vies différents.
La vie commune se cherche, se construit ou se défait autour de l'accueil
et de la prière.
1984, après dialogues avec l'église catholique et l'évêque du lieu, Caulmont accueille la petite communauté des religieuses bénédictines hospitalières de Fécamp, trop âgées pour rester autonomes. Elles habiteront le premier étage de la maison. C'est l'époque «des surs bénédictines», pour lesquelles l'ascenseur fut construit. A cette période, il y aura, avec elles, jusqu'à 22 résidents âgés de 2 à 85 ans. Tout le monde étant logé sur place, il ne reste plus alors que quelques chambres disponibles pour l'accueil. |
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Avec le départ des surs, aujourd'hui décédées, et de plusieurs résidents, l'équipe se restreint, mais la maison retrouve une capacité d'accueil importante. Une vingtaine de chambres permettent désormais un accueil de 50 personnes. |
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| Et le retour des groupes. Sous l'impulsion des responsables, l'accueil se développe et se diversifie. Grâce au nombreux amis, de grands projets sont mis en uvre pour adapter la vieille demeure aux normes de sécurité actuelles et aux demandes de l'accueil contemporain. | ||
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Le 24 mai 2005, un incendie détruit l'hôtellerie de Froberville et stoppe l'activité d'accueil à Froberville. C'est le temps du doute. Septembre 2007 : au sortir des deux années de cendres, Caulmont s'implante en Ardèche : c'est le temps du grand rebond ! |
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