Visite guidée de la Chapelle

 
Cette chapelle n'est plus en service depuis 2008. Une réflexion sur une nouvelle chapelle "définitive" est à l'étude à Devesset (Ardèche). En attendant, nous vous proposons toujours de comprendre les symboles choisis à Froberville. Merci de votre compréhension.

 

Les signes et symboles de la chapelle

La chapelle a été aménagée dans l'ancienne orangerie de la propriété. Elle est, par hasard, orientée vers Jérusalem, comme la plupart des Eglises anciennes. (Voir la table d'orientation sur la table-autel, sous la nappe).

Aménager un espace où chacun, quelle que soit sa confession chrétienne, se sente accueilli et invité , tel fut le but des 20 bénévoles (qui ont étalé 46 tonnes de béton, 600 mètres de fil électrique, 200 kilos de peinture, 1 tonne de plâtre, et 1 500 mètres de fil à coudre en 70 jours) et de la centaine d' amis donateurs qui ont bâti cette « maison de prière » dédicacée à la Toussaint 1979.

La cloche, sur son campanile rustique, fut offerte «pour appeler à la louange le peuple que Dieu s’est acquis à portée de sa voix».

 





Chapelle de Froberville

Désormais, depuis 2007,
vous êtes invités - en toute liberté -
aux
offices à la chapelle de Devesset


Chapelle "provisoire" de Devesset











Dans l'entrée
Le blé des champs voisins, les herbes séchées, dans un vase pétri sur place, sont signes du travail et du pain partagé. Avec le blé, des herbes, ou comme dit l’évangile, avec le bon grain, l’ivraie : il ne nous appartient pas d'en faire le tri. Ici, tout pousse et tous passent. C’est au Seigneur que revient la moisson.

Un filet de pêcheur, provenant de Fécamp. Signe évangélique de la confiance. Jésus dit à Simon : «avance en eau profonde et jetez vos filets. Et Simon dit : - maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre, mais sur ta parole je vais jeter les filets. Ils le firent et capturèrent une grande quantité de poissons , leurs filets se déchiraient» (Lc 5.4-7). Le filet c’est encore, dans l’Evangile de Marc, l’outil abandonné pour suivre Jésus. Ainsi Simon et André, Jacques et Jean, laissant aussitôt leurs filets suivirent Jésus. Le filet est ici aussi au repos pour suivre Jésus.

Le chandelier à 7 branches, symbole de la foi d'Israël, qui rappelle que l'Eglise y plonge ses racines.

Une icône, symbole de la foi des Eglises orthodoxes, peu représentées dans notre région.

Un cahier recueille les prière de ceux qui le désirent. Celui qui ne peut pas être présent à l'office, ou celui qui n'ose s’exprimer de vive voix peut y noter sa prière.



Le sol et les sièges sont de même nature. On s'assoit ou s'agenouille comme on veut. Une prière selon les gestes qui conviennent. Un appel à la liberté. Plus de bruits inutiles, instant précieux d’un silence possible.

Les vitrages teintés, d'un seul tenant, découvrent un paysage de nature. Nous suivons le rythme du labeur agricole, des semailles à la moisson. Dedans et dehors, labeur et prière, font résoner l' exhortation de St Benoît «Prie et travaille pour que Christ règne ».

La lumière : le soleil lui-même vient tout le jour, d’est en ouest, illuminer la chapelle. Quand vient la nuit, la lumière jaillit des 14 luminaires, symboles des stations du chemin de croix de Jésus, qui nous conduit vers la lumière de la croix désormais vide.

La croix vit le jour à noël 1970 sous le pinceau de l’un de nous. C'était au dire des uns ou des autres, des bras ouverts à l'accueil, une croisée des chemins, une danse, une invitation à la vie. Elle devint naturellement la croix et fut découpée en bois . Vide du corps du seigneur, elle est le signe glorieux de la mort vaincue, de la résurrection. D'elle vient notre lumière. Aussi est-elle toujours éclairée.

La bougie : la flamme, le buisson ardent, la lumière pascale, signe de la lumière qui brille dans les ténèbres. Elle est la vie ,dit l’évangéliste Jean. Puisse-t-elle illuminer tout homme et arracher le monde aux griffes de la mort.

Le bouquet de fleurs : la prière est une halte de fête. Fleurs données ou cueillies, rarement achetées, elles sont symboles de notre mendicité et de notre festivité.

«Le porte-parole», sur lequel est posée la Bible, vient d’Afrique. Il était le siège du chef pour la palabre africaine. Ici, il porte la parole de notre chef : Dieu. En bois, fait main, taillé d'un seul tenant, il est le rappel d’autres cultures et d’autres horizons. C’est à l’universel que Dieu invite.

La Bible est une traduction œcuménique, signe de l’unité possible du peuple de Dieu. Elle nous permet une écoute en «une seule langue» des merveilles de Dieu.